La nourriture, un gaspillage sans nom

Le gaspillage alimentaire atteint des sommets vertigineux. Chaque seconde, c’est 41 200 kg de nourriture qui sont jetées dans le monde. Comment faire pour améliorer nos comportements ?

 

Le gaspillage alimentaire, un mal qui touche la terre entière

 

Le gaspillage alimentaire désigne le fait de jeter de la nourriture consommable. Tous les types d’aliments sont concernés : restes, fruits, légumes etc. De plus, on trouve le gâchis à tous les niveaux du circuit : production agricole, stockage, transformation, transport, distribution, restauration, consommation. Les raisons sont multiples : sécurité (strict respect de la date de péremption), surproduction, invendus, surplus (on a trop acheté), goût et diététique.

 

D’après France Nature Environnement, un Européen jette autant de nourriture dans l’année qu’un Africain en produit. Ainsi, les Britanniques jettent 40 kg de nourriture par an, tandis qu’aux États-Unis 30 % de la nourriture disponible serait jetée. En France, on jette environ 20 kg de denrées alimentaires, dont : 7 kg de produits emballés, 13 kg de fruits et légumes, restes de tables ou produits non consommés. Pire encore, 7 kg de denrées jetés chaque année ne seraient même pas déballés. Le gaspillage alimentaire coûte ainsi environ 500 euros par an, pour un ménage constitué de quatre personnes.

 

Les plus gaspilleurs seraient l’Île de France, suivis par l’Auvergne, le Limousin, le Poitou-Charentes, le centre et la région Rhône Alpes.

Tout cela représente 10 millions de tonnes de nourriture par an, soit 16 milliards d’euros.

Il s’agit là d’un véritable scandale social, économique, éthique et écologique.

https://www.fne.asso.fr/dossiers/gaspillage-alimentaire-d%C3%A9finition-enjeux-et-chiffres

 

Améliorer les pratiques pour lutter contre le gaspillage alimentaire

 

Pourquoi lutter contre le gaspillage élémentaire ? Les raisons sont nombreuses : lutter contre la faim, assister les plus démunis, consommer plus sainement, optimiser la production agricole, réduire l’impact écologique de nos gestes (gaspillage d’eau, d’énergie, pollution des sols et des eaux par l’engrais et les pesticides, augmentation du trafic routier, gestion des déchets, impact carbone).

 

Or, la faim et la sous-alimentation affectent 795 millions d’individus au monde. Quant aux impacts écologiques de ce gaspillage alimentaire, ils sont immenses : par exemple, il faut compter 1 000 litres d’eau pour produire un seul kilo de farine ou 15 000 litres d’eau pour un kilo de viande. En France, le gaspillage alimentaire représente à lui seul 3 % des émissions de gaz à effet de serre.

 

Parmi les denrées jetées, la moitié peut être utilisée. Il est urgent d’améliorer nos pratiques en appliquant certaines consignes :

  • acheter intelligent : se munir d’une liste de courses pour ne pas trop acheter, se méfier des promotions commerciales qui poussent à l’achat.
  • bien utiliser les produits : respecter les dates de péremption (DLC : date limite de consommation, DDM : date de durabilité minimale), ranger les aliments selon la règle du 1er rentré/ 1er sorti, cuisiner les restes.

 

Heureusement, la France a voté en 2016 une loi de lutte contre le gaspillage alimentaire, obligeant les grandes surfaces à remettre les invendus aux associations. http://www.ademe.fr/particuliers-eco-citoyens/dechets/reduire-dechets/eviter-gaspillage-alimentaire

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MENTIONS LEGALES

 

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