L'obsolescence programmée : peut-on y faire face ?

 

HISTOIRE ET ENJEUX

 

Dans notre société de surconsommation, l'obsolescence programmée est une pratique économique désormais ancrée dans notre quotidien qui pousse le consommateur à acquérir un produit de façon prématurée. Cette stratégie complexe des constructeurs est aujourd'hui pointée du doigt par des associations de protections environnementales. Car, en clair, elle pose une problématique de surconsommation inutile donc polluante.

 

Il est vrai que depuis le siècle dernier, le monde technique a évolué à une vitesse incroyable, rendant notre quotidien plus aisé. Au fur et à mesure, les objets que nous utilisons sont devenus plus performants, plus élaborés, plus riches en fonctionnalités, plus résistants, mais aussi sensibles à une évolution permanente. Dès qu'un objet arrive sur le marché, un autre plus performant est étudié en amont ! Les constructeurs jouent la carte psychologique chez le consommateur, suscitant chez lui le désir de posséder un produit plus récent malgré son fonctionnement sans équivoque et donc meilleur, et ce, rapidement : cette thèse de l'obsolescence programmée date de 1954 et a été émise par un industriel américain Brooks Stevens.

 

L'obsolescence programmée est un fait récurrent. Le cas le plus ancien date des années 20 avec la fameuse ampoule à incandescence limitée à une utilisation de 1000 heures. Jusqu'à nos jours avec, entre autres, le dernier IPhone 5, un smartphone incompatible avec l'ancien modèle.

L'obsolescence programmée est un sujet actuel. L'électroménager et le multi-médias "jetables" suscitent une quantité de déchets et aupauvrissement les ressources. De plus, en considérant notre société en crise, ce phénomène joue en défaveur des ménages populaires et rend leur pouvoir d'achat complètement déséquilibré.

 

LUTTE ET ACTUALITES

 

Réaliser la baisse de la durabilité de nos produits, mais surtout l'impossibilité de les réparer permet d'avancer dans ce paysage frustrant que représente l'obsolescence programmée.

 

D'abord, la lutte passe par l'information. Un consommateur éclairé est un consommateur averti. En effet, la durabilité d'un produit dépend des marques, car certaines entreprises s'inscrivent dans un mouvement de durabilité. Sur internet, de nombreux sites d'informations, de renseignements ainsi que des forums ont vu le jour suite à une demande explicite des consommateurs vigilants et sensibles à leur impact sur l'environnement.

 

Ensuite, certains n'hésitent pas pour lutter contre le gaspillage généré par l'obsolescence à réparer. C'est le meilleur moyen pour faire durer son produit usé. Encore des sites web d'aide fleurissent sur le net. Grâce à quelques astuces, les produits connaissent souvent une deuxième jeunesse. Pour en savoir plus sur l'illégalité de l'obsolescence programmée: http://www.lefigaro.fr/conso/2015/07/25/05007-20150725ARTFIG00002-l-obsolescence-programmee-est-desormais-un-delit-passible-de-prison.php

 

Pour les bricoleurs maladroits, il existe aussi des petites entreprises dont les services sont dédiés à la réparation des appareils fatigués. Depuis un moment maintenant, leur action est ciblée vers les smartphones, mais certains voient le jour pour la réparation dans les domaines automobiles, de l'électroménager, l'électronique, et même les meubles !

 

De plus, dans certaines grandes villes, il n'est pas rare de voir l'apparition de Repair Café. Véritable lieu de réunion de passionnés du bricolage échangeant conseils et astuces autour d'objets fatigués.

 

Et si nous revenions au troc pour lutter avec humanité contre ce phénomène ? Quoi de plus simple aujourd'hui que d'échanger ou donner avec l'émergence des réseaux sociaux ? C'est aussi un geste salvateur dans cette société de surconsommation que de troquer ou donner plutôt que jeter ou confiner au garage ou grenier des objets qu'on renouvelle. Des sites sur internet sont dédiés spécialement à l'échange, la revente ou le don.

 

Pour finir, ces derniers temps, on voit surgir une nouvelle économie parallèle. Basée sur la collaboration, elle met en partage les biens des particuliers : voiture, matériels de bricolage, gros ou petit électro-ménager... Une solution innovante de plus.

 

MENTIONS LEGALES

 

idenvironnement.fr - 2017 - Toute reproduction interdite sans l'autorisation de l'auteur

Nous contacter